Réunion de retour d’expérience sur les inondations de 2024 en Guinée
Conakry, le 25 juin 2025 – Une importante réunion d’échange a réuni ce mercredi à Conakry les acteurs humanitaires, les partenaires techniques et financiers, les bailleurs de fonds ainsi que les représentants des secteurs clés de l’État autour d’un objectif commun : tirer les leçons des inondations dévastatrices de 2024 en République de Guinée.
Organisée dans un esprit de collaboration et de coordination multisectorielle, cette rencontre s’inscrivait dans le cadre du processus de retour d’expérience (RETEX) afin de renforcer les capacités nationales de préparation, de réponse et de résilience face aux catastrophes naturelles.
Organisée par l’Agence Nationale de Gestion des Urgences et des Catastrophes Humanitaires (ANGUCH), la rencontre a permis au gestionnaire des données de l’ANGUCH de présenter un état des lieux détaillé de la situation des inondations en République de Guinée.
Il a exposé les statistiques des zones touchées, le nombre de sinistrés, les types d’assistance mobilisée ainsi que les principaux défis rencontrés sur le terrain. Au total, 175 797 personnes ont été impactées, réparties dans 23 760 ménages, touchant 18 préfectures sur les 33 que compte la République de Guinée. Parmi les personnes affectées, on dénombre 5 115 femmes allaitantes et 2 834 femmes enceintes.


Concernant les pertes humaines, 9 décès ont été enregistrés ainsi que 921 blessés légers.
Une attention particulière a été portée aux réfugiés, bénéficiant d’une assistance spécifique. Ces derniers sont répartis comme suit dans la préfecture de Macenta, précisément à Kouankan :
- 27 réfugiés centrafricains,
- 7 réfugiés congolais (RDC),
- 22 réfugiés ivoiriens,
- 153 réfugiés libériens.
En ce qui concerne la mobilisation des ressources pour venir en aide aux sinistrés, de nombreux acteurs (personnes physiques et morales) ont contribué, soit par des dons en vivres et non-vivres, soit par des transferts monétaires directs.



Parmi les partenaires et donateurs ayant apporté leur appui, on peut citer :
- Le PNUD,
- L’UNICEF,
- Le PAM,
- L’OIM,
- L’OMS,
- L’UNFPA,
- La Fondation Orange,
- La FAPGAZ,
- La Croix-Rouge Guinéenne (CRG),
- Plan International Guinée,
- Le MSF,
- CRS via Caritas,
- L’ONG NOVIP-Guinée,
- Huayu Khoniakhory,
- Le club des jeunes filles de Forécariah,
- Des Guinéens établis en Allemagne,
- La Fondation Tidiane KOITA pour l’humanitaire,
- Les églises de Forécariah,
Et des ressortissants des localités impactées ayant contribué selon leurs moyens.
Tous ont apporté leur soutien aux communautés affectées, exprimant ainsi un élan de solidarité nationale et internationale face aux catastrophes.



Un autre succès à retenir est la mobilisation du fonds CERF à hauteur de 2,5 millions de dollars americains grâce à l’implication et le leadership du Bureau de la Coordinatrice residante du Système des nations unies en Guinée. Ce fonds a été repartis entre le PAM, l’Unicef et l’OMS pour les interventions d’urgence.
Dans la continuité de cette présentation, le plan de réponse humanitaire mis en œuvre par l’ANGUCH avec le concours des partenaires a été détaillé. Ce plan a permis d’apporter des assistances multisectorielles aux populations affectées : abris d’urgence, transferts monétaires, soins de santé, approvisionnement en eau potable. La coordination efficace avec les sectoriels, les ONG nationales et internationales ainsi que les agences du Système des Nations Unies a été saluée comme un facteur clé de réussite.
Prenant la parole, le Directeur général de l’ANGUCH a exprimé sa profonde gratitude envers l’ensemble des bailleurs de fonds, des partenaires techniques et financiers, ainsi que les structures sectorielles qui ont activement contribué à la réponse humanitaire. Il a également encouragé la poursuite de cette synergie d’action pour mieux anticiper les défis futurs, notamment face aux effets du changement climatique.



Cette réunion a également permis aux différentes parties prenantes de formuler des recommandations concrètes pour améliorer la prévention des inondations, renforcer la planification de la réponse humanitaire et consolider le système d’alerte précoce.
Dans un contexte où la gestion des risques de catastrophes devient un enjeu prioritaire, cette rencontre vient marquer une étape décisive vers une approche plus inclusive, coordonnée et résiliente de la réponse humanitaire en Guinée.




